12 février 2025

Les Personnels

Conditions de travail toujours plus dégradées pour les PsyEN

Chaque jour, les conditions de travail des Psychologues de l’Education Nationale se dégradent, obligeant les collègues à prioriser leurs missions. Charge de travail en augmentation constante, crise du recrutement, démissions de collègues...

Les missions des psychologues de l’éducation nationale ont pour objectif de contribuer a ? la re ?ussite scolaire de tous les e ?le ?ves, a ? la lutte contre les effets des ine ?galite ?s sociales et a ? l’acce ?s des jeunes a ? une qualification en vue de leur insertion professionnelle. Ils accompagnent la réussite et l’épanouissement des publics qu’ils suivent, en particulier, les élèves nécessitant une attention plus particulière, rencontrant des difficultés d’adaptation, ou en situation de handicap, ou en prévention de situations de décrochage. Ils accueillent au CIO les élèves allophones. Au quotidien, ils conduisent des entretiens pour analyser les situations, dans l’objectif de mieux définir les besoins des élèves liées au développement psychologique et social, au rapport aux savoirs, à l’orientation et travaillent en lien avec les établissements pour les accompagner dans leur politique d’orientation.

Alors que le SNES-FSU revendique la création de postes supplémentaires de PsyEN pour que les collègues puissent assurer toutes leurs missions sans être dans l’obligation d’en prioriser certaines plus que d’autres, les conditions ne cessent de se dégrader sur le terrain :
 Postes vacants non pourvus depuis la rentrée scolaire et recrutements « bloqués » par l’administration,
 Suivi de 1200 à 1500 élèves (soit 3 établissements pour les collègues à temps plein, 2 établissements pour les temps partiels) au lieu des 600 à 800 préconisés par le SNES-FSU,
 Missions du bien-être des élèves externalisées par des associations extérieures (« points écoute »), mais financées sur des fonds publics, ce que dénonce le SNES-FSU
 Croissance des rendez-vous des élèves non affectés, dont les EANA, faute de places disponibles en lycée et pour lesquels aucune solution ne peut être apportée, en raison des politiques budgétaires,
 Croissance du nombre d’élèves à besoins particuliers avec un manque criant de structures d’accueil territoriales et hospitalières pour leur suivi,
 Complexification de l’élaboration de projets personnels d’élèves avec des offres de formation initiale de plus en plus réduite en région,
 Conditions matérielles dégradées,
 Multiplicité des comptes numériques

A cela, s’ajoutent des travaux organisés au niveau régional (consultations régionales sur l’orientation et assises de la santé scolaire) qui font craindre aux PsyEN de se voir dépossédés d’une partie de leurs missions.

Tout cela aboutit à une souffrance au travail et à des démissions qui ne peuvent être occultées par l’administration.

Un GT réuni en janvier avec toutes les organisations syndicales a permis de faire un état des lieux et de dénoncer les mauvaises conditions de travail engendrées par les politiques gouvernementales et académiques. Bien que le DRH nous ait fait la promesse que des budgets de recrutement seraient débloqués pour une partie des postes non encore pourvus depuis la rentrée scolaire, les réponses apportées par l’administration restent insatisfaisantes.

Nous restons vigilants à interpeler régulièrement l’administration pour obtenir des réponses à nos questions, mais surtout pour obtenir de réelles avancées comme sur le dossier des revalorisations salariales des PsyEN non titulaires permettant ainsi aux collègues de faire appliquer leurs droits salariaux.